top of page
All Posts


Refuser l'hallali
L'automne est la saison de la rentrée littéraire en France. Les jurys choisissent, les libraires remplissent leurs tables de nouveautés, les lecteurs cèdent aux sirènes des inédits romanesques. Une effervescence joyeuse et légère à laquelle on s'adonne avec le petit plaisir coupable de s'abîmer dans une certaine forme de snobisme même si le goût de la littérature gouverne notre fébrilité. Et puis, survient un scandale comme notre époque sait si bien les orchestrer : un auteur
Sophie Bertrand
il y a 1 jour2 min de lecture


Se souvenir des éclipses
Le 12 août 2026, nous avons été témoins en fin de journée d'une éclipse solaire. Nous avons communié en même temps pour observer avec émerveillement la réunion d'un astre et d'une étoile qui sont habituellement condamnés à s'éviter. Chacun chez soi : le soleil habite l'aube, la lune erre dans la nuit. Sinon, ils n'ont pas lieu d'être. Mais, de temps en temps, ils se rebiffent et semblent se fondre l'un dans l'autre quelques minutes. L'attraction comme une distraction interdit
Sophie Bertrand
6 sept.2 min de lecture


Oser embarquer
Faut-il prendre le large pour changer d'air ? Heureux celui qui fait un beau voyage dit le poète. Mais de quel voyage parle-t-on ? Certainement pas de celui qui n'est que le prétexte pour le faiseur de faire étalage de ses pérégrinations exotiques. Il fatigue au rythme des photos ou des posts qu'il expose. Celui de l'explorateur, peut-être. Sa passion des terres inconnues nous transportera dans ses découvertes, ce qu'il a compris, ce qu'il nous en fait comprendre. Il y a auss
Sophie Bertrand
6 août2 min de lecture


Jeter l'ancre
L’ancrage est-t-il une quête qui gouverne notre existence ? Notre rapport aux lieux est complexe. Certains, inconnus jusqu’alors, sont perçus d’emblée comme étant depuis toujours notre endroit. Au contraire, le nid de l’enfance peut, avec une trop cruelle mélancolie, être aussi douloureux qu’une plaie ouverte face à la perte des proches et ne plus ressembler au lieu d’appartenance que l’on aimait tant. Puis il y a les non-lieux, ceux qu’on ne connaît pas encore, qui ne sont
Sophie Bertrand
8 juil.2 min de lecture
bottom of page